La biennale di Venezia

Ce samedi 26 novembre 2017 se termine la 57ème édition de la Biennale de Venise, l’occasion de revenir sur cet évènement auquel j’ai assisté cet été.

Biennale : qui se renouvelle tous les deux ans.

C’est une tradition depuis 1895 (1), toutes les années impaires la cité des doges organise l’un des plus importants évènements dans le monde de l’art contemporain. D’abord imaginée avec une portée nationale, cette exposition devait commémorer le jubilé du mariage du roi Umberto Ier et de Margueritte de Savoie. Mais rapidement elle prend une tournure internationale. Rien de surprenant à cela, alors que des opérations similaires se développent dans toute l’Europe, dans la foulée des expositions universelles (2).

C’est d’ailleurs sur le principe de ces dernières que se calque l’organisation de l’évènement qui prend place dans divers pavillons nationaux, chacun rattaché à l’un des pays invités (3) : la France, l’Espagne, l’Italie mais aussi les États-Unis d’Amérique, la Russie, le Japon etc… Chacun vient mettre en lumière un artiste ou un groupe d’artistes autour d’un thème donné (4).

Outre les pavillons historiques aux Giardini, c’est tout la ville qui est envahie par l’art contemporain le temps de cette gigantesque manifestation.

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Venise, le Grand Canal, l’hôtel Ca’ Sagredo pendant la Biennale 2017. CREDIT: CREDIT: DPA PICTURE ALLIANCE / ALAMY STOCK PHOTO/DPA PICTURE ALLIANCE / ALAMY STOCK PHOTO

2017 est marquée par la 57ème édition de la biennale intitulée Viva Arte Viva.

Plus qu’un titre c’est une acclamation, un cri de passion pour l’art et celui qui le crée. Un hymne à l’art. Une déclaration d’amour comme l’affirme Christine Macel, conservateur en chef au Musée d’art moderne du Centre Pompidou et commissaire de l’exposition.

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Logo de la 57ème édition de la Biennale de Venise.

Pour l’occasion 120 artistes ont été réunis – dont 103 pour la1ère fois – et invités à réfléchir sur le monde qui les entoure et son actualité. Il s’agit de montrer l’art comme lieu propice à la réflexion et de souligner le rôle de l’artiste dans notre monde.

Concrètement qu’est-ce que cela donne ?

Une immersion totale dans l’art contemporain. Impossible d’y échapper ! Dans la ville, un peu partout, sont disséminées des œuvres. Au deux grands temps forts de l’Arsenal et des Giardini, il faut ajouter aux sélections officielles  nombre d’actions de la part de galeries indépendantes. L’ensemble est extrêmement dense ! Ce n’est pas une ballade mais un marathon : mieux vaut être en forme avant de s’y attaquer.

A noter que ce n’est pas donné. S’il existe un pass pour retourner plusieurs fois à l’Arsenal et aux Giardini, il n’existe rien qui inclut les galeries de la ville.

Mis à part ce point, j’ai été très agréablement surprise par cet évènement. D’ordinaire peu friande d’art contemporain, j’ai eu au cours de ma visite d’agréables surprises. En voici un petit florilège :

La découverte de l’œuvre du roumain Ciprian Muresan est certainement celle qui m’a le plus marqué avec une série de dessins où s’entremêlent les références à la peinture qu’il arrive à copier presque parfaitement. La renaissance, le baroque, l’art français, italien … au travers de son œuvre j’ai revu mes années de Licence et avec ses nombreuses reprises d’Antonello de Messine également celles de Master (5). J’ai été complètement captivée par son travail de virtuose où les motifs et les plans se combinent, se superposent  jusqu’à  parfois se télescoper.

Plus d’informations sur le site  de la Biennale en cliquant ici.

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(1) C’est la plus ancienne institution artistique à caractère international.

(2) Le salon des Indépendants en France en 1884, la Sécession de Munich en 1892…

(3) Cette année il y a eu 84 pavillons nationaux, plus 9 « trans-pavillons » où plusieurs artistes de générations et d’origines différentes se côtoient.

(4) La particularité de la Biennale de Venise est que l’attribution de prix – avec une belle somme d’argent – est fonction des prestations nationales jugées les meilleures.

(5) Antonello de Messine est le peintre que j’ai étudié au cours de ma première année de Master. C’est avec lui que mon travail de recherche à véritablement commencé. Le premier artiste que l’on étudie est un peu comme un premier amour, on ne l’oublie jamais, on le revoit toujours avec émotion.

 

 


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