Le musée d’Orsay au-delà des étoiles

Le paysage mystique de Monet à Kandinsky.

On ne sait pas trop à quoi s’attendre lorsque l’on voit le titre de la dernière exposition du Musée d’Orsay.

Mystique !

Le CNRTL aka le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, nous explique que le “mystique” est “relatif au mystère, à une croyance surnaturelle, sans support rationnel”. Comprenez quelque chose donc de non discernable par le sens commun.

Le musée d’Orsay en association avec l’Art Gallery of Ontario de Toronto nous propose de réviser la notion de paysage, celui-ci se fait support d’un discours sous-jacent.
Le spectateur est invité à « regarder au-delà des apparences physiques, dépasser les réalités matérielles pour approcher les mystères de l’existence », explique le communiqué de presse.

De Monet à Kandinsky !

Nous voici à la fin du XIXème, début du XXème siècle. On commence avec l’impressionnisme pour aller jusqu’à l’abstraction.
Monet ouvre la marche. Il disait justement « Le motif est quelque chose de secondaire » et développait « ce que je veux reproduire, c’est ce qu’il y a entre le motif et moi ».
On redécouvre avec un œil nouveaux ses séries de peintures. Les meules de foin. La cathédrale de Rouen. Les peupliers. Les nymphéas.
Ils sont tous présentés et nous forcent à nous interroger sur leur sens profond.

 

Le changement de siècle marque un tournant : celui de la photographie. La peinture doit alors se remettre en cause, elle ne peut plus juste représenter fidèlement la réalité, car la photo le fera toujours mieux qu’elle.
Le paysage est, ici, le support d’interrogations.
Quelle est la place de l’homme face à la nature ? Quelle est sa place dans ce monde qui tend à s’industrialiser ?

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Odilon Redon, Le Bouddha, 1906-07, Paris, musée d’Orsay (c) Photo musée d’Orsay/ RMN

À côté des grands noms de la peinture européenne, on fait également la rencontre des principaux artistes de l’école canadienne, moins connus, qui rivalisent avec Maurice Denis, Gauguin, Klimt…
Les lignes rythmiques, presque calligraphiques d’Emily Carr ne laissent pas de marbre mais hypnotisent pratiquement. On frise l’abstraction.
Les couleurs vives, appliquées en couches épaisses, des paysages de Lawren Harris, fascinent.

L’exposition n’est pas forcement aisée à appréhender, tout comme il peut être difficile de saisir l’indiscernable.
Ce mysticisme revendiqué, tous ne le verront peut-être pas.
Restent néanmoins les œuvres, magnifiques, et notamment ces peintres nord-américains, rarement exposés en Europe et que l’on est ravi de découvrir.

Pour aller plus loin je vous suggère un podcast de France Culture:
La DISPUTE par Arnaud Laporte, du 29 mars 2017

Informations pratiques :
Du 14 mars au 25 juin 2017
Musée d’Orsay
12 euros / 9euros tarifs réduits – vérifiez les conditions ici 
Ouverture de 9h30 à 18h du mardi au dimanche, le jeudi jusqu’à 21h45 

 


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