Si j’avais eu du talent j’aurais pu m’appeler Stéphanie Ong.

Les mauvaises langues ont tendance à dire que les historiens de l’art sont des artistes au talent médiocre, voire sans talent, qui à défaut de pouvoir faire de l’art l’étudient… Ce n’est pas totalement faux… du moins dans mon cas.

En cours d’Arts Plastiques, mon seul génie était de faire des immeubles factices en boites de chocapic… et de copier, souvent mal, les dessins d’après nature de mon voisin. Pour le bac d’Arts Plastiques j’avais choisi la photo comme support pour mon « Œuvre », alors quand le professeur demandait en guise d’examen de dessiner un tabouret sur une table – sorte de remake de la roue de bicyclette de Marcel Duchamp – je me glissais discrètement derrière Stéphanie avec l’idée de réussir à faire comme elle. Peine perdue.

Les années ont passé, ma fascination pour son talent elle est restée.

Présentation.

autoportrait steph
Stéphanie Ong, autoportrait (c) Stéphanie Ong

Stéphanie Ong.

La vingtaine bien sonnée.

Cinq ans aux Arts Décoratifs de Strasbourg.

Une technique pour le moins originale : à l’ère du numérique elle fait encore tout sur papier, à l’ancienne, généralement au feutre pinceau et ce, y compris lorsqu’elle fait de l’animation. Et c’est là que cela impose le respect. Je m’explique. Pour faire une seconde d’animation fluide il faut entre 10 et 12 dessins. Etant avant tout DESSINATRICE-ILLUSTRATICE et pas animatrice … bah… faut faire des essais, parfois jusqu’à 5, 6 ou plus et ce jusqu’à trouver le « bon mouvement ». Il suffit de multiplier par le nombre de dessins nécessaires à la seconde pour se rendre compte de l’ampleur du travail et de la gâche que cela peut occasionner.

Inutile de préciser que cette manière de procéder confère une saveur et une esthétique particulière à son travail.

Et surtout c’est un humour et un sens de l’autodérision hors du commun, qui transparaît extraordinairement bien dans ses œuvres autobiographiques. Sous forme de courtes bandes dessinées. Au travers d’un dessin rapide, réduit à son essentiel. Vous êtes invité à revivre les drames et moments d’émoi de la vie de Stéphanie. Difficile de ne pas se trouver et de réfréner un sourire, ou comme moi des éclats de rire – je suis bon public, lorsque son obsession du moment est démystifiée ou lorsqu’elle doit envoyer un premier message à son coup de cœur du moment. Qui n’a jamais vécu de tels évènements.

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Stéphanie Ong, la déclaration (c) Stéphanie Ong.

Je pourrais faire mille éloges du travail de Stéphanie. Pas seulement dans l’espoir de lui graisser la patte pour avoir une œuvre inédite, qui vaudra un jour extrêmement cher. Je préfère néanmoins vous épargner une longue tirade assommante et vous inviter à suivre son blog Vert Escargot – pour découvrir le pourquoi du comment de ce nom une seule solution la soudoyer avec des bières.

E.E.

 


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