L’obsession de l’espionnage, une manie intemporelle.

Si je vous demande quel est le plus vieux métier du monde, vous me répondrez surement la prostitution. EH NON ! Enfin si, mais pas uniquement. Il faut aussi compter l’espionnage dans le lot !

La pratique existait déjà dans l’Antiquité. Hannibal Barca, grand général carthaginois qui avait en haine les romains, avait un réseau d’espionnage très développé. Les grecs, pour leur part, demandaient l’aide des dieux au travers des oracles de Delphes. Sous le Haut-Empire, les romains s’organisent avec l’apparition des Frumentarii  qui devaient aussi parfois se charger d’assassinat politique (1).

Le sujet est, également, toujours incroyablement d’actualité. Nous savions que la NSA avait tendance à surveiller sans vergogne la moindre personne pouvant sembler suspecte. Nous avons de plus appris cette année, entre stupeur et résignation, que l’agence gouvernementale américaine ne se privait pas non plus d’espionner nos dirigeants (2).

Ah, l’espionnage… ça fait un bon sujet de film. C’est indémodable ! il n’y qu’à regarder les sorties cinéma de l’année 2015 : Kingsman, Mission Impossible 4, Agents très spéciaux code U.N.C.L.E, Spectre…. et surtout il y a eu le dernier Steven Spielberg : Le pont des espions.

Outre le casting remarquable – j’ai tendance à penser tout casting génial du moment que Tom Hanks en fait partie. Tout l’intérêt du film réside dans le fait qu’il ne s’agit pas d’un film d’espionnage mais qui évoque la pratique.  Si les détails du scénario sont inspirés de faits réels, l’histoire en elle-même l’est et l’arrière-plan historique également. Et s’il y a bien une chose qui m’a profondément chagrinée lorsque j’ai cherché des informations sur ce film c’est le manque d’allusion au fait qu’il s’agisse d’un film que l’on peut autant qualifier d’historique que de thriller. Car si c’est de la petite histoire elle, elle nous laisse entre entrevoir l’Histoire.

En pleine guerre froide, S. Spielberg montre comment les deux grands rivaux que sont États-Unis et U.R.S.S. se battent pour obtenir des informations l’un sur l’autre, et la lutte qu’ils mènent pour protéger leurs secrets. Et pour ces négociations quel meilleur endroit que Berlin ? Porte sur le monde communiste enclavée sur le territoire des alliés. La division de la capitale allemande y est dépeinte avec une certaine justesse. Le film montre l’édification du mur, la séparation des amis, des familles, et comment la R.D.A. tuait ceux qui tentaient de rallier la partie Ouest de la ville.

BREF, pour son 28ème long métrage S. Spielberg offre le récit captivant d’un sujet historique.

affiche-le-pont-des-espions

Le pont des espions réalisé par Steven Spielberg, sortie le 2 décembre 2015.

Nota bene : Dans le même genre, je vous conseille également La vie des autres de Florian Henckel von Donnersmarck, sortie en 2007.

 

E.E.

(1) Pour en apprendre plus sur l’espionnage au Moyen Âge vous pouvez écouter le podcast de France Culture Dans l’Antiquité : l’obsession d’espionner les autres  ou vous référer  à l’ouvrage de Rose-Mary Scheldon, Renseignement et espionnage dans la Rome antique, 2009.

(2) Le monde, 24 juin 2015, « Comment la NSA a-t-elle pu surveiller des conversations au plus haut niveau de l’Etat ? »


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